Avec près de 49 000 habitants, Saint-Priest est la porte est de la métropole lyonnaise, à une dizaine de kilomètres du centre de Lyon et à un quart d'heure de l'aéroport Saint-Exupéry. La commune repose sur les cailloutis fluvio-glaciaires de la plaine de l'est, un matériau déposé par les glaciers alpins : très graveleux, compact, franchement porteur une fois réglé et compacté. Pour un terrassier, c'est un des meilleurs sols de l'agglomération. Il s'ouvre vite, il ne gonfle pas, il ne tasse pas, et il infiltre l'eau sans ouvrage compliqué.
Le territoire san-priod juxtapose des mondes très différents. Le Village garde son noyau ancien et son château, entouré de rues résidentielles. Bel Air et Les Alpes concentrent l'habitat collectif, en partie renouvelé ces dernières années. À l'est, Manissieux et Revaison restent des secteurs de pavillons et de jardins, presque villageois. Et sur toute la frange nord et est s'étend Mi-Plaine, l'une des plus vastes zones d'activité de la région, prolongée par le Parc technologique et les emprises industrielles héritées de Berliet. Cette juxtaposition explique le mélange de nos chantiers : plateformes de bâtiments d'activité d'un côté, plateformes de maisons et piscines de l'autre.
La qualité du sol a une conséquence directe sur les permis : les eaux pluviales doivent être infiltrées à la parcelle, et la métropole l'exige presque systématiquement. Nous dimensionnons donc l'ouvrage sur une perméabilité mesurée au droit du projet, pas sur une valeur moyenne, car un cailloutis propre et un cailloutis avec passées sableuses n'absorbent pas la même chose. Selon la place disponible, cela donne une tranchée drainante, un puits d'infiltration ou un volume alvéolaire enterré sous une aire de stationnement.
Cette perméabilité impose en retour une vraie discipline. Ce qui s'infiltre vite atteint vite la nappe de l'est lyonnais, ressource stratégique pour l'alimentation en eau de l'agglomération, et une partie du secteur est concernée par des périmètres de protection. Concrètement : aucun matériau de remblai dont l'origine n'est pas connue, aucune terre entrante non tracée, un stockage des hydrocarbures d'engins sur bac de rétention, et un bordereau pour chaque tonne évacuée. Nous ajoutons systématiquement les déclarations DICT, car le secteur de Mi-Plaine est traversé de réseaux industriels qui ne ressemblent pas à ceux d'un lotissement.





